Le Comportement | La Distribution géographique | Les Effectifs | L'habitat | Le Marquage | Le Marqueur de Paysages | Le Régime Alimentaire | Sa Constitution | La Communication
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Jusqu'au milieu du XXe siècle, les connaissances en la matière se résumaient aux divers moyens de traquer le loup. Lorsque les biologistes de terrain commencent à étudier ce prédateur, ils découvrent une espèce radicalement différente des descriptions traditionnelles |
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Le
Comportement En Europe, en particulier, ils sont devenus nocturnes, peut être même limitent ils leurs déplacement aux nuits sans lune. Par suite, la majorité des études de son comportement sont réalisées sur des animaux en captivité, ce qui peut conduire à des conclusions biaisées. Ainsi, les relations dans la
meute sont parfois décrites comme dominées par les combats et la
hiérarchie, mais les observations ne sont pas toutes convergentes et
plusieurs auteurs notent que les interactions agressives sont
essentiellement limitées à deux ou trois adultes, les plus âgés.
Plus que de combats, la vie du loup est faite d'activités ludiques,
contribuant à maintenir la cohésion du groupe. La
Distribution Géographique Les
Effectifs En outre, le taux de mortalité des louveteaux, puis des jeunes parvenant à maturité sexuelle, peut induire d’importantes variations saisonnières dans la taille des populations.Après l'observation directe de deux loups en novembre 1992, la France a confirmé au cours de l'année suivante la présence d'au moins deux loups dans le Massif du Mercantour. En novembre 1993, trois puis huit traces conjointes signalaient l'augmentation probable de la population présente. Durant l'hiver suivant, le nombre de onze à douze traces conjointes fut avancées. En 1996, la fourchette varie de dix à vingt loups présents. Leur nombre ne peut être précisé au delà, et le chiffre de cinquante loups avancé par certains relève simplement de la rumeur et de la désinformation ( cette estimation fantaisiste équivaudrait, dans les Alpes, à une densité jamais observée dans aucune autre région du monde ) L'Habitat Le loup supporte des conditions extrêmes. Dans l'Himalaya, il vit jusqu'à 5000 m d'altitude. Au Canada et au Groenland, il s'adapte très bien à plusieurs mois d'enneigement. Dans les Alpes, il peut s'installer aussi bien en lisière de forêt que dans les pierriers d'altitude. Le
Marquage Chez les carnivores, ce sont surtout les dépôts d'urine et de fèces qui sont utilisés pour le marquage. La motivation des comportements de marquage est extrêmement mal connue. Elle change sans doute d'une espèce à l'autre, d'un endroit à l'autre et d'un moment à l'autre de l'année. Les loups marquent les
sentiers qu'ils suivent en divers points, en général sur des pierres
ou au bas des troncs faisant saillie en bordure de chemin. En revanche, cela peut avoir
pour effet de donner au lieu une odeur connue, familière, et donc
rassurante, qui sera aussi à l'occasion, utilisée comme repère. Mais on constate chez le chien, que la découverte d'une marque laissée par un congénère engendre plutôt une prise d'intérêt qu'un évitement. Une étude canadienne récente a montré que loups et coyotes peuvent marquer tous deux une même zone sans qu'aucune des deux espèces évite les passage marqués par l'autre.
La vague écologiste a parfois eu tendance, dans ses versions les plus extrémistes, à considérer l'homme comme seul responsable des désiquilibres, se livrant par la même à une curieuse reprise de la conception chrétienne anthropocentriste. Dans ce cadre précis,le prédateur est supérieur à l'homme, car là où le second détruit aveuglément, le premier joue un rôle d'épurateur et de régulateur éclairé ( animaux malades, vieux, en surnombre...).Protecteurs de la nature et agriculteurs ne peuvent manquer d'enter en conflit sur ce point. Ce que les uns considèrent comme un retour à une nature " plus naturelle" est perçu par les autres comme une absurde et dangeureuse régression : si le loup a disparu de nos contrées, c'est qu'il devait " naturellement" disparaître ; partant, sa réapparition est " contre nature" et n'a pu être qu'artificiellement provoquée; sa présence est en outrejugée inutile puisque les chasseurs s'occupent de gérer les populations d'herbivores. Le fait de réintroduire prétendument, en tout cas de tolérer et de protéger un tel prédateur équivaut, pour les agriculteurs, à nier leur propre existence, à disqualifier leurs pratiques agropastorales et à faire de ce terroir qu'ils ont façonné siècle après siècle un territoire naturel vacant, bon à prendre. Leur espace de vie, sans qu'on les consulte, semble avoir brusquement changé de statut : il serait devenu un lieu où les bêtes sauvages peu à peu remplaceraient les hommes et où les locaux seraient des " Indiens" dans leur réserve naturelle.
Particulièrement friand de
carcasses, il ne dédaigne pas poissons et grenouilles. Un régime alimentaire qui fait de lui un concurrent direct et partant peu apprécié des chasseurs. Sa
Constitution Cette famille cmoprend le Renard ( Vulpes ), dont le museau est pointu et la queue longue comme la moitié de son corps, et les espèces du genre Canis ( Chien, Loup, Chacal, Coyote et Dingo ), dont le museau n'est pas pointu et dont la queue n'est longue que comme le tiers du corps. L'espèce Canis lupus (
Linné, 1758 ) est celle qui nous occupe ici. Outre l'Europe, il peuple le Moyen Orient. En Amérique du Nord, on dénombre plusieurs sous espèces, de pelage blanchâtre pour la plupart et parfois ( Canis lupus occidentalis ), toutes plus grandes que celle d'Europe ; leurs pieds sont plus larges, formant de véritables raquettes sur la neige. L'origine phylogénétique du loup n'est pas connue avec certitude et différentes hypothèses coexistent encore. Il est toute fois vraisemblable qu'il possède une origine commune avec le chien ( les deux espèces sont interfécondes, et leurs hybrides sont également féconds ), canidé avec lequel il partage le plus de caractéristiques physiques. Il s'en différencie toutefois par ses yeux obliques et généralement jaunes d'or, ses oreilles courtes, arrondies et dressées, un poil épais rendant la tête massive et le cou large. Sa queue est basse, pendant jusqu'au talons, et n'est jamais recourbée en panache au dessus du dos. La
Communication De nombreuses autres
vocalisations, à courte portée, jouent un grand rôle dans la
communication à l'intérieur de la meute. Cependant, comme chez la
plupart des mammifères nocturnes, l'odorat est chez le loup le sens le
plus développé. L'odeur le renseigne
également sur l'identité du congénère rencontré, voire sur ses
dispositions; l'état psychologique affecte en effet les odeurs
individuelles. Certains mouvement du corps ou de la tête prennent aussi des signification permettant la communication dans le groupe.Mais l'analyse de ces attitudes reste pour l'instant bien grossière et il n'est pas toujours aisé de déterminer ce qui, dans ce vaste répertoire, a vraiment valeur de signal : rien ne permet d'affirmer, par exemple, qu'en abaissant sa queue entre ses pattes, un subordonné << signifie >> sa soumission. Une observation fine des conditions d'émission de chaque posture, un suivi complet de interaction, ainsi que l'étude de l'apprentissage et du développement des processus de communication seront sans doute nécessaire pour parvenir à une bonne compréhension des échanges au sein de la meute. |
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